Croyez En Vos Capacités… Et Vous Réussirez !

S’aventurer dans un nouveau chemin, tenter une nouvelle expérience ou encore chercher à améliorer une compétence génèrent souvent, dans un tout premier temps, de l’espoir et de l’enthousiasme. Puis on se projette dans l’action et le doute grignote de plus en plus terrain. « Est-ce que j’arriverai à atteindre mon objectif ? », « Est-ce que j’aurai les ressources suffisantes pour le faire ? », « N’est ce pas finalement trop dur ? ». A ce stade, il y a déjà renoncements et procrastinations. Certains projets sont enterrés avant même d’avoir démarré.

Jusque-là, toute la démarche est mentale, on rêve, on se projette, on doute, on recule et on renonce. Souvent, ce même cycle se reproduit plusieurs fois tant que le besoin de progrès est là et qu’on n’a jamais concrètement enclenché d’action.

Ceci me fait penser à cette envie que j’ai eue depuis des années de pratiquer la course à pieds. Comme plusieurs quadragénaires en devenir, le bien-être physique et psychologique est devenu pour moi une top priorité et courir un semi-marathon à 40 ans pourrait être un bel accomplissement dans ce sens. J’ai pensé m’y mettre depuis quelques années et puis les excuses n’ont pas manqué. Une fois c’était le manque de temps, une autre fois c’était le froid ou encore la chaleur puis c’était l’absence de motivation intrinsèque (J’avais l’impression que courir c’était souffrir plus que décompresser). Et au-dessus de toutes ces excuses il y avait la peur. La peur d’être vite essoufflée ou la peur de partir sur un chemin et de ne pas avoir la force de revenir. Et puis, il y a 3 mois, j’y suis arrivée. Voici ce qui m’a aidé :

1.Arrêtez de trop réfléchir, agissez !

Parfois, nous basons nos raisonnements sur des croyances limitantes qu’on prend pour des vérités absolues. Par exemple, on n’ose pas s’inscrire à un cours de chant parce qu’on pense qu’on n’a pas une belle voix. On n’ose pas s’exprimer dans une réunion où la langue utilisée est l’anglais parce qu’on pense qu’on n’a pas un bel accent. Seulement, tant qu’on ne se lance pas, on va s’enfermer de plus en plus dans nos croyances limitantes et on va les ancrer davantage. On risque même de les transmettre aux autres qui ne feront que nous les rappeler à chaque occasion. Pour ma part, j’ai enfilé mes espadrilles et je suis sortie courir sans me poser plus de questions, adviendra ce qu’il adviendra.

2. Acceptez de commencer à zéro

Pour bien démarrer l’expérience, autant rejoindre un groupe de personnes motivées qui m’encourageraient à me lancer et c’est ce que j’ai fait. J’ai rejoint un groupe* formidable de coureurs amateurs et professionnels passionnés, motivés et motivants. Les conditions parfaites pour un débutant. Lors de ma première sortie avec ce groupe, le parcours était de 10 km et ma performance a été de 500 mètres. Mon cœur s’est emballé et je ne retrouvais plus mon souffle. Je suis rentrée chez moi avec une petite frustration mais j’étais décidée à revenir.

3. Adoptez l’approche des « baby steps »

Cette approche s’inspire du processus qui conduit un bébé à apprendre puis à maîtriser la marche. Le bébé commence d’abord à se déplacer à 4 pattes. Ensuite, il essaie de se relever en s’accrochant à des objets ou des murs. Puis il fait ses premiers pas et il trébuche, tombe et se relève plusieurs fois jusqu’à ce que sa posture devienne stable. Tout le progrès qu’il réalisé vient de l’expérience. De plus, les adultes savent qu’il y arrivera, ils l’encouragent et le poussent à dépasser ses limites. Il prend alors confiance en lui et fini par penser qu’il va y arriver jusqu’à ce qu’il y arrive. Le processus a été exactement le même pour moi au sein de ce club de course. J’ai fait mes premiers pas de bébé. J’ai commencé par des petits pas de
courses, presque une marche accélérée. J’ai ensuite pu maintenir une allure de course faible mais constante. J’ai trébuché, je suis même tombée pour me relever et continuer. Les autres savaient que j’y arriverai car ils sont passés par là et ils m’ont encouragée. J’ai fini par y croire aussi et j’y suis arrivée. Après 3 mois, j’arrive à courir à une bonne allure sur une distance de 10 km pas forcément en terrain plat. C’est un bel accomplissement pour moi.

4. Restez dans l’action, persévérez !

Quand on veut progresser, il est important de le faire par l’action. Plus on pratique, plus on s’améliore. Ceci est valable pour tous les domaines. Dans les langues, on parle de l’amélioration par l’immersion. Dans la prise de parole en public, on évoque l’importance de faire des présentations régulièrement. L’action c’est l’expérience qui vous sort d’une construction mentale pour vous plonger dans du réel concret, pragmatique et mesurable.
Créez donc de nouvelles habitudes et fixez des rendez-vous dans vos agendas pour continuez à travailler sur vos objectifs.

5. Ne mettez pas de limites au progrès

Plus on pratique, plus on progresse. Il n’y a pas de chemin tracé ou de parcours type dans le développement des compétences. Chacun son rythme et chacun sa courbe de progression.
Néanmoins, si vous pensez que vous avez atteint le maximum de votre progrès, vous êtes sans doute sous l’effet de vos croyances limitantes. Les records du monde n’existent que pour être battus donc vous pourrez toujours battre vos propres records. Dans la course, on améliore son allure, on maîtrise son rythme cardiaque, on optimise son temps de course…
Quand vous vous direz que vous pouvez faire mieux et plus, vous ne pouvez que faire mieux et plus. Soyez votre propre coach : Entourez-vous de personnes positives, soyez persévérants dans l’effort, ne vous découragez pas et intégrez l’échec comme une partie de l’apprentissage.

Qu’attendez-vous pour vous y mettre ? Sortez vos projets des tiroirs et mettez-vous en action !

*une dédicace spéciale au Running Club de La Marsa (RCM)

Souad ANNABI HAJJAM l Consultante Senior et Executive Coach l Project Leader et Coach, l’Artiste C’est Moi l souad.annabi-hajjam@groupe-ppm.com l www.lartistecestmoi.com

Une réflexion sur “Croyez En Vos Capacités… Et Vous Réussirez !

  1. Tout a fait d’accord! Pour bien expliquer ce concept aux enfants, je recommande le film « Akeelah and the Bee » ou un coach motive une jeune fille des quartiers défavorisés en lui citant cette citation de Marianne Williamson (reprise plus tard par Mandela) « Notre plus grande peur n’est pas que nous ne soyons pas parfaits. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable. »

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